Depuis la création du Collectif, des avancées notables ont eu lieu en France, même si elles sont encore insuffisantes.
Des consommateurs sensibilisés
Les consommateurs français ne veulent plus acheter aveuglément et cautionner des méthodes de production indignes. Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir savoir ce qui se cache derrière l’étiquette. Selon une étude du Crédoc, 61% d’entre eux seraient prêts à payer leurs produits 5% plus chers pour obtenir des entreprises le respect d’engagements citoyens.
Les campagnes comme « Jouez le JO pour les JO ! » ont un impact fort et recueillent des centaines de milliers de signature de citoyens engagés en faveur de conditions de production dignes.

Les entreprises poussées à agir
Devant cette mobilisation de l’opinion, les entreprises françaises ne peuvent plus se permettre d’ignorer leurs obligations en matière de respect des droits humains et de responsabilité sociale. Elles ont adopté des codes de conduite et réalisent des audits sociaux.
Les limites de ces outils sont aujourd’hui avérées en termes d’impact réel sur les conditions de travail des ouvriers.
En l’absence de mesures correctives systématiques et volontaires, d’une vérification indépendante des audits et surtout d’une modification en profondeur des comportements d’achats des donneurs d’ordre, l’efficacité de ces mesures demeure très limitée. Et en l’absence totale de transparence de la part des entreprises, les pistes de progrès sont difficilement identifiables.
Des lois renforçant la responsabilité des entreprises
la Loi relative aux Nouvelles régulations économiques de 2001 oblige les sociétés françaises côtés à intégrer des données concernant les impacts sociaux et environnementaux de leurs activités dans leur rapport de gestion. C’est un premier pas qui devra faire l’objet d’améliorations.
Les engagements du Grenelle environnement permettent de progresser dans le sens d’une meilleure visibilité des impacts sociaux et environnementaux des acteurs économiques.
La loi "Le Texier" n°99-478 adoptée en mai 1999 par l’Assemblée nationale et le Sénat - sur proposition du Parlement des enfants - demande notamment aux collectivités publiques et aux établissements scolaires de veiller à ne pas acheter de produits fabriqués par des enfants.
Des collectivités territoriales engagées en faveur de l’achat public éthique
Sous l’impulsion du collectif Ethique sur l’étiquette, un réseau de plus de 200 collectivités territoriales engagées dans l’achat public éthique s’est créé. Elles ont fait évoluer les pratiques d’achats de leur structure par la signature de motions et de délibérations et ont contribué à la sensibilisation de leurs citoyens.
Le mouvement sportif sensibilisé

En 2008, au cours de la campagne « Jouez le jeu pour les JO ! » le Collectif Ethique sur l’étiquette a rencontré les représentants du CNOSF, afin de porter ses revendications en faveur du respect des droits humains dans l’industrie du sport et envisager une action conjointe visant à inciter les fédérations sportives aux achats responsables. Le CNOSF s’est formellement engagé à agir aux côtés du Collectif en faveur d’une sensibilisation du mouvement sportif français. Le Collectif demeure vigilant pour que ce intentions ne restent pas lettre morte.